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Hépatite C - Claudine G : « La campagne de dépistage m’a sauvé la vie »

Claudine G, une niçoise de 66 ans, a été guérie de l’hépatite C après plusieurs mois de traitement. Dépistée à temps grâce à la campa...

Stop aux hépatites B, C et au VIH : vers un traitement universel de l’hépatite C



 « Stop aux hépatites et au VIH » est une campagne de sensibilisation au dépistage des hépatites C et B et du VIH qui a été mis en place depuis novembre 2015 dans le département des Alpes Maritimes. Elle entre maintenant dans sa deuxième phase. Arrières de bus, tramway, panneaux publics et page Facebook affichent ce message « Stop aux hépatites et au VIH »  
Le dépistage ciblé de ces infections en fonction de facteurs de risque a vécu. Il reste toujours d’actualité mais a montré ses limites. Place maintenant à un dépistage plus systématique en population générale. 

Depuis 2010, la HAS (Haute autorité de santé) a recommandé un dépistage systématique du VIH chez toute personne consultant en médecine générale en dehors de facteurs de risque. En 2014, une recommandation de dépistage systématique des hépatites B et C a été faite pour tous les hommes et  les femmes enceintes. Il a été recommandé de dépister en même temps les trois virus, VIH, VHB, VHC au moins une fois dans sa vie, si cela n’a pas été réalisé auparavant. « Faites-vous dépister au moins une fois pour les 3 virus »

L’objectif du réseau ville hôpital hépatite C Cote d’Azur en partenariat avec le COREVIH est de faire connaître ce message au grand public et de faciliter le travail des médecins :  » Faites-vous dépister au moins une fois pour les 3 virus ». Tel est le slogan de cette campagne. 

Ce dépistage est d’autant plus important que des traitements efficaces existent pour ces trois infections souvent silencieuses. Le traitement très précoce de l’infection par le VIH permet de réduire la constitution de réservoir du virus et d’enrayer la propagation de l’épidémie qui reste toujours au même niveau dans notre pays avec environ 6000 nouveaux cas par an. Il est indiqué maintenant chez tous les malades VIH séropositifs.

Alors que l’éventail des nouveaux  médicaments contre l’hépatite C permet  d’envisager la guérison de tous les malades, ce traitement est toujours limité, en raison de son cout très élevé (de l’ordre de 46 000 euros les 12 semaines) aux formes les plus sévères. Le discours de la ministre Marisol Touraine  Marisol Touraine a déclaré ce jour lors de la journée national de lutte contre les hépatites un accès universel à court terme au traitement de l’hépatite C et en priorité aux populations les plus vulnérables ainsi que la baisse des prix du traitement  « il en va de notre crédibilité d’engagement » a déclaré le ministre de la santé. 

Elle a rappelée l’importance du dépistage et la publication imminente d’un décret autorisant l’utilisation des tests rapides (TROD) du  VHC.  L’accès universel au traitement de l’hépatite C est en marche, bien que sa date reste à préciser mais le dépistage de tous les malades qui s’ignorent est un enjeu majeur permettant d’espérer d’ici 5 ans la fin de l’épidémie hépatite C.