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Hépatite C - Claudine G : « La campagne de dépistage m’a sauvé la vie »

Claudine G, une niçoise de 66 ans, a été guérie de l’hépatite C après plusieurs mois de traitement. Dépistée à temps grâce à la campa...

Hépatite C : La guerre des prix a commencé


Le groupe américain Merck a négocié avec les autorités françaises un prix de 40  % inférieur pour son produit concurrent à celui de Gilead. Une stratégie déployée à l’échelle mondiale.
Après des années de controverse sur le coût des traitements de l’hépatite C, le marché est sur le point de subir une guerre des prix. En effet, le laboratoire Merck, qui arrive en troisième position sur le marché très convoité de l’hépatite C, a choisi de « casser les prix » pour son médicament le Zepatier.

Affichant un prix inférieur de 40 % à celui du Harvoni de Gilead et 30% par le Viekirax Exviera d’Abbvie pour des performances comparables pour les sous types de virus 1 et 4 qui infectent 70 % des malades en France, ce médicament apparaît comme un concurrent sérieux. « Avec ce prix, nous allons contribuer à élargir la prise en charge des malades et à éliminer la maladie », a déclaré Cyril Schiever président de MSD France dans les colonnes des Echos. En effet, le Zepatier a obtenu en date du 5 janvier 2017 une autorisation de mise sur le marché de tous les malades de génotype 1 et 4, première pas vers le traitement universel de l’hépatite C.

Un prix nettement inférieur

Le traitement contre le VHC de MSD, le Zepatier (elbasvir : 50 mg grazoprevir : 100 mg) a reçu également l’approbation de la Food and Drug Administration aux Etats-Unis. Le prix fixé  pour 12 semaines de traitement est de 28 732 euros. D’une efficacité comparable à celle Harvoni et en une seule prise (contre 2 pour le traitement proposé par Abbvie), le Zepatier avec ce prix et pour tous les malades risque de véritablement changer la donne sur le marché. De son côté, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait salué en décembre dernier dans un communiqué une baisse de prix « significative » avec Zepatier, et avait rappelé avoir demandé au Comité économique des produits de santé (CEPS) de mener une négociation « extrêmement ferme » avec les laboratoires sur le coût des traitements de l’hépatite.  

Cette négociation est en cours et pourrait aboutir à la diminution du prix de tous les traitements.